Portage salarial l’été : osez souffler !

Le soleil brille et l’autoroute des vacances est surencombrée ? Le freelance en portage salarial, en qualité de salarié, a lui aussi droit à ses congés payés. Oui, mais voilà, le poids du travail accompli pèse trop lourd sur ses épaules pour trouver l’élan vital de partir en vacances… Ne culpabilisez plus : travaillez en douceur avec nos trucs et astuces.

 

L’anticipation, votre meilleur allié

Pensez à vos vacances toute l’année ! En un mot, planifiez. Votre agenda est votre meilleur allié pour prévoir de souffler lorsque l’activité se fait moins dense. Prenez le temps de faire le point sur vos éventuelles périodes creuses. Un petit rétroplanning s’impose pour visualiser vos moments de pause. D’ailleurs, s’accorder du temps libre ne doit pas être une source de culpabilité : nous sommes plus performants et pouvons mieux gérer la pression à tête reposée.

Communiquer ses dates de congés à ses clients est essentiel. Les prévenir évite la frustration, l’impatience de ne pas avoir de retour sur une période où le travailleur indépendant est tout simplement absent. Surtout, pour une sérénité optimale du côté de l’employeur comme du freelance, répondeur téléphonique et boîte mails sont à paramétrer. Un petit courriel automatique prévenant de sa période de congés est le bienvenu. Idem pour un message vocal où on ne manque pas de préciser ses dates de reprise. Un numéro de téléphone peut être ajouté en cas d’urgence, mais savoir dire non est crucial pour réussir à débrancher.

Les vacances, l’occasion de travailler (un peu) !

Julien, freelance depuis une dizaine d’années, a même trouvé une solution moins habituelle et pourtant efficace pour parer à ses absences : « je sous-traite. J’ai toute confiance en deux autres travailleurs indépendants et nous faisons un roulement sur nos congés afin d’être là pour les autres en cas d’urgence. Avec ce fonctionnement, pas de pression ! »

Pour les perfectionnistes, le message d’absence peut aller encore plus loin et prendre des allures de mini-bilan : pourquoi ne pas ajouter aux dates de congés un compte-rendu concis énumérant les actions déjà menées à bien et celles qui seront initiées une fois de retour ?

Arthur, chef de projet indépendant, profite quant à lui de cette accalmie pour… travailler encore ! « Mes congés, bien que rares sur l’année, me permettent de prendre un recul que je n’ai pas forcément. Ils me donnent l’énergie pour faire du tri dans mes papiers, dans l’avancée de mon travail et dans ma tête ! Je reviens toujours boosté et c’est même le moment où je propose de nouveaux projets. »

Le retour, ça ne s’improvise pas

Pour éviter l’alerte submersion du retour de vacances, l’autre priorité est de… prioriser ! Pour s’accomplir correctement, les tâches sont à faire les unes après les autres. Le multitasking ou l’art périlleux de superposer les actions, est l’ennemi juré du néo-vacancier.

Par exemple, dans un premier temps, place exclusivement aux urgences. Trier les messages reçus dans sa boîte mails pendant son absence, et ce avant toute autre chose, est la solution anti-éparpillement. Pourquoi ne pas utiliser des outils de planification, que ce soit en version digitale ou en version papier, de Trello à Excel en passant par le bon vieil agenda ? Estelle, salariée portée depuis 6 ans, gère ses reprises en douceur : « je fais des pauses chaque heure et demi environ pour que mon attention ne retombe pas au fil de mes journées de travail… Surtout quand on a encore un peu la tête à nos vacances ! Pour ne pas me disperser et subir un regain de stress, je recommence à travailler sans mon téléphone et je désactive toutes mes notifications sur mon ordinateur et mon portable. C’est important de faire une transition douce pour ne pas perdre en efficacité ».

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