Intérim vs portage salarial : quelles différences ?

Si ces formes de travail relèvent toutes deux d’une relation tripartite, elles n’en restent pas moins très différentes. Type de contrat, choix des missions, rémunération… on fait le point sur les spécificités de l’intérim et du portage salarial.

Besoin de main d’œuvre vs besoin d’expertise

Le travailleur intérimaire ne peut être embauché que de manière temporaire, en CDD. Il opère soit dans le cadre d’un remplacement, soit pour faire face à un accroissement temporaire d’activité, sur des missions nécessitant généralement des compétences manuelles ou techniques. Le salarié porté, quant à lui, intervient sur des missions ponctuelles, plutôt intellectuelles, pour apporter son expertise dans des domaines qui ne relèvent pas de l’activité habituelle de l’entreprise. Il est embauché en CDD ou en CDI par la société de portage.

Subordination hiérarchique vs autonomie

En acceptant une mission d’intérim, le travailleur est rattaché à l’entreprise cliente par un lien de subordination hiérarchique. Ce n’est pas le cas en portage salarial, où le consultant exerce dans le cadre d’un contrat de prestation de services et bénéficie donc d’une plus grande autonomie.

Salaire fixé à l’avance vs tarifs négociés

Le travailleur intérimaire est rémunéré selon la grille tarifaire de l’entreprise cliente, établie à l’avance avec la société d’intérim. Le salarié porté, en revanche, négocie ses tarifs directement avec le client ainsi que les modalités de paiement et les frais de mission. Ses factures sont encaissées par la société de portage, qui lui verse un salaire mensuel après avoir prélevé une commission d’environ 10 % de son chiffre d’affaires, ainsi que les charges sociales et patronales.

Tâches imposées vs missions choisies

L’entreprise de travail temporaire recherche des missions pour ses intérimaires. Si ces derniers sont libres de les refuser, cela n’est généralement pas dans leur intérêt, puisqu’ils risquent de ne pas s’en voir proposer de nouvelles… Si la société de portage peut parfois donner un coup de pouce à ses salariés, ces derniers recherchent néanmoins leurs missions de façon autonome et négocient eux-mêmes leurs conditions d’intervention. Ils restent ensuite propriétaires de leur portefeuille de clients.

Précarité vs protection du salarié

Qu’il s’adresse aux personnes entre deux jobs ou aux travailleurs peu qualifiés, l’intérim peut s’avérer une véritable opportunité d’insertion professionnelle. Néanmoins, ce statut est souvent considéré comme précaire, puisque l’intérimaire est tributaire des missions proposées par son agence. En cas de litige, cette dernière aura tendance à prendre la défense de son client, tandis que la société de portage défendra le consultant, par le bais de l’assurance responsabilité civile professionnelle qu’elle est tenue de souscrire pour lui. La convention collective du portage salarial a également permis la création d’une « réserve financière » équivalente à 10 % du salaire du porté, dans laquelle ce dernier peut puiser en cas de baisse d’activité.

Vous l’aurez compris, bien que la confusion soit fréquente, l’intérim et le portage salarial sont deux formes de travail bien distinctes. La première s’adresse plutôt aux personnes en recherche d’emploi, et aux sociétés ayant un besoin ponctuel de main d’œuvre. La seconde concerne davantage les personnes qualifiées qui souhaitent se lancer à leur compte tout en bénéficiant d’une bonne protection sociale, et aux entreprises en quête d’une expertise spécifique, pour une mission donnée. Choisissez le portage salarial avec Valor Portage.

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